Alerte et mise en garde sur les dangers de deux projets chez Natixis

Depuis plusieurs années désormais, la CFTC et les autres organisations syndicales n’ont eu de cesse de mettre en garde la direction sur les dangers des projets Smith ainsi que la cession des activités de Cash Equity à Oddo. Ces deux projets ont limité considérablement la diversification des activités de Natixis et ont réduit la stabilité de l’ensemble du groupe en surexposant notre entreprise aux aléas des marches financiers.

Malheureusement ces mises en garde relayées par bon nombre d’experts et d’analystes sont restées lettre morte. Mais il y a encore pire. Tout en déstabilisant le groupe, la direction de Natixis n’a pas jugé bon de mettre en place les contrôles de risques adéquats tant pour les activités de marché que pour le modèle multi-boutiques de l’asset management.

Ainsi se jugeant plus malins que les autres, certains ont cru pouvoir gagner encore plus d’argent en allant prendre des positions insensées en Asie ou des participations sur des fonds plus que questionnables. La responsabilité incombe à ceux qui ont fait mais aussi à ceux qui ont laissé faire. Or aujourd’hui ces derniers ne sont plus dans l’entreprise pour répondre de leurs faits. Ils sont partis opportunément il y a quelques temps déjà, en ayant tout le temps de préparer la continuité de leur carrière et en n’oubliant pas, pour certains, de prendre un bon chèque au passage.

Les salariés de Natixis savent parfaitement que nos activités sont risquées. En revanche, ils ne comprennent pas que les investissements nécessaires sur les contrôles de risques n’aient pas été faits, surtout après les déboires de 2008. Bien évidemment la direction sait que ces investissements étaient nécessaires. Mais son obsession de la performance à tout prix visant au paiement d’un dividende hors norme, et des bonus prodigieux pour une toute petite minorité, l’a emporté sur toute considération assurantielle.

Aujourd’hui ceux qui vont payer les pots cassés sont à nouveau les salariés, c’est-à-dire ceux qui ont tout donné pour l’entreprise, même dans les moments les plus difficiles. Ainsi Natixis a annoncé un plan drastique de réduction des couts qui devrait se traduire notamment par des réductions de postes. Nous l’avons appris par la presse… Il n’y aura pas, semble-t-il, de départ contraint, et c’est bien le minima que Natixis peut offrir. La CFTC attend bien plus que cela et demande entre autres que chaque salarié concerné se voit proposer à minima un vrai poste pérenne de technicité équivalente dans le groupe sans aucune perte financière. Il en va de la responsabilité de Natixis mais aussi désormais de sa crédibilité.

L’Équipe CFTC NATIXIS

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