Le flex office monte en puissance (suite) « C’est pertinent s’il est jumelé avec du télétravail »

Le Parisien 22 mars  2021

Faut-il avoir peur du flex office ?
La transition peut être dangereuse car il a mauvaise réputation, les employés s’en méfient. On sait que la résistance au changement est forte.
Qui dit flex office dit perte de son bureau personnel. La peur de perdre son espace à soi peut être vécue comme une mise à distance. Les entreprises doivent penser à une conduite du changement bienveillante et accompagnatrice.

Comment s’habituer à ne plus avoir de bureau attitré ?
Il faut s’approprier les espaces d’une autre façon. J’ai vu dans une entreprise un énorme tableau, à l’endroit où on prend son café, sur lequel tous les salariés avaient été invités à mettre une photo d’eux, bébé. Tous essayaient de deviner qui était qui. On pouvait voir le DG avec une tétine… Il y avait des traces humaines qui effaçaient le côté aseptisé du flex office.

Pourquoi choisir ce mode d’organisation ?
L’argument économique compte. Entre les réunions à l’extérieur, les RTT, les vacances, le télétravail… on n’est pas 5 jours sur 7 à son bureau.
À quoi bon entretenir, chauffer et payer un espace qui reste vacant plusieurs jours par mois ?

Flex office et télétravail sont-ils liés ?
Le flex office va être pertinent s’il est jumelé avec du télétravail. Les salariés peuvent dans ce cas trouver un intérêt à perdre leur bureau personnel
mais gagner en qualité de vie, avec de nouvelles perspectives comme s’éloigner de Paris et vivre dans des espaces plus grands et moins chers.

Toutes les entreprises vont-elles s’y convertir ?
L’entreprise comme lieu physique ne va pas disparaître mais on va passer d’un lieu de production quotidienne à un lieu de réunion, de sociabilisation. Le manageur va devoir travailler sur la cohésion d’équipe et la communication autour d’un projet, d’une stratégie.
PROPOS RECUEILLIS PAR
VIRGINIE DE KERAUTEM
AUTRICE du livre « Les entreprises à l’heure du flex office »
(Ed. L’Harmattan)

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