Prime COVID La direction de la CEIDF toujours aux abonnés absents

Bonne nouvelle : la CEIDF a la possibilité de verser la prime Covid jusqu’au 31 décembre 2020.
Mauvaise nouvelle : notre direction y oppose toujours son refus.
La CFTC demande le versement de cette prime. Nous la méritons !
Ce refus exprime le mépris de la direction pour l’investissement des salariés. Comme en témoignent nos collègues que la CFTC CEIDF a interrogé.
Un second d’agence RCP DR 92 témoigne :
Évoquant la pénibilité de travailler uniquement à distance, que des rdv téléphoniques, échanges avec les clients à travers les portes grillagées. Travailler dans la peur sans matériel de protection durant le confinement, l’angoisse et l’insécurité dans les transports en commun, impossibilité de faire du télétravail. Tout cela sans prime de risque et maintenant on est reparti à fond, une pression commerciale pire qu’avant le COVID.
Un conseiller financier DR 75 nous dit :
« On a été sollicité et on a répondu présent aux demandes de nos clients. La prise de risque de transmission pour nous-mêmes et nos proches était immense. Un sentiment d’insécurité dans le métro. Alors quand j’entends le discours du Président MACRON disant que nous étions en guerre et qu’il fallait récompenser les personnes qui ont travaillées pendant cette crise. Je ne comprends pas le parti pris de notre direction. C’est une injustice.
Un DA DR 78 ajoute :
Agence fermée, repli sur agence principale. Reprise des dossiers des collègues absents. Pas de masques les premiers jours. Une masse de travail pour absorber la fermeture des agences fermées. Un climat anxiogène et la peur d’attraper le virus. Reprise des lignes téléphoniques des agences fermées cela a entraîné un nombre d’appel dépassant l’entendement. Aujourd’hui, je travaille en effectif réduit avec une pression commerciale délirante censée rattraper le retard pris pendant le confinement. On marche sur la tête.

Un DA DR 77 témoigne à son tour :
Agence ouverte sur la période. En revanche le courrier ne passait plus dans certaines agences, notamment les plus petites, charge au DA de courir chaque jour à une agence dite de regroupement des sacoches. PV à la clé pour le stationnement en double car souvent pas de place de parking (non pris en charge par la CEIDF), il fallait se débrouiller tout seul ! Et d’ajouter « On a vécu des moments fous, on s’est senti abandonné. Pas un merci de notre employeur, jusque dans les médias, on n’a jamais dit que les employés de banque aussi étaient présents et faisaient leur travail pour permettre à l’économie de tourner. » Bien entendu pas de masque au début comme dans toutes les agences. Et aujourd’hui on nous demande de rattraper le retard sur les objectifs dus au confinement. « Quant aux consignes en cas de covid d’un salarié en agence, elles ne sont pas claires. En cas de test positif de l’un d’entre nous, on rentre s’isoler ou pas ? On ne sait même plus. »
La CFTC CEIDF s’est renseignée au niveau de sa fédération, quelle est la pratique dans les autres banques pour la prime Covid ?
Pour information la prime COVID a été versée par nos banques consoeurs :
Société générale : 750 Euros
BNP Paribas : 800 Euros
BPALC : 1500 Euros
BRED 400 euros etc
Un refus incompréhensible
Ce refus est d’autant plus inique et incompréhensible pour les salariés que le choix avait été laissé par BPCE :
“en fonction de critères qui leur sont propres, par exemple dans les territoires particulièrement touchés par la pandémie, d’apprécier et de reconnaître individuellement l’engagement des collaborateurs”.
Nos dirigeants sont des frondeurs, ils ne suivent pas les recommandations de leur patron, Laurent Mignon….
Nous rappelons que la région IDF a été particulièrement touchée par cette pandémie et l’est encore actuellement.
La CFTC demande à la direction qu’une prime légitime de risque de 1500 €, soit versée avant le 31 décembre 2020.

 

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